Par Jean-François Rauzier

J’ai appelé ainsi ces images non pas pour leur gigantisme (elles atteignent maintenant les 2 milliards de pixels et pèsent jusqu’à 30 Go) mais par référence à l’hyperréalisme. Ce mot m’est venu naturellement sans que je cherche à en faire l’analyse. Cette conférence m’a donné l’occasion de me pencher sur ce qu’est l’hyperréalisme, et j’ai été troublé. Je ne réalisais pas à quel point ce courant de peinture m’avait influencé. Toutes les définitions que je lui ai trouvé s’appliquent parfaitement à mon travail. Je cite en résumant : L’hyperréalisme a pu être vu comme une reproduction froide et mécanique du réel par des virtuoses laborieux, illusionnistes, qui font confondre au spectateur photographie et peinture. C’est trop réducteur : La lente et laborieuse élaboration du tableau, l’effort humain que cela représente donne un vision intensifiée et densifiée d’un sujet le plus souvent volontairement banal. Il y a une folie fascinante et effrayante qui se dégage de ce travail. L’hyperréalisme a facilité une fertilisation croisée entre la photo et la peinture. Le peintre hyperréaliste est d’abord un photographe, la photo est au cœur de son processus. Je suis un photographe mais aussi un peintre numérique, la retouche, le montage et la synthèse d’images étant au cœur de mon processus.



Avant


Après


Pour en savoir plus sur l'hyperphoto / to know more about hyper-photo
http://www.hyper-photo.com/
http://www.photographie.com/?pubid=103628